D'infinis horizons poètiques

Soir d’orage

Le clocher élancé de la petite église
Trace de folles arabesques sur un ciel harcelé
L’orage, au crépuscule, a frappé à sa guise
Chamarrant au passage le village assiégé.

La Sée, tout près de là, bourgeonne en fulminant
Mille éclairs festonnent ses peupliers chancelants
Elle fustige le dieu de l’orage et du tonnerre
Et prie que sa vallée ne soit pas un enfer.

Au dernier coup de gong, on n’a plus d’horizon
L’avenue des chênes verts se perd dans la tourmente
Qu’Eole, fieffé démon ! revienne à la raison !

La joie sera grande de retrouver sémillante
Cette vallée de loisirs. Que demain on aborde
De tout nouveaux projets, des désirs de « Concorde ».

2013